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Moeurs provinciales
« Avec la vie de Mademoiselle Olympe Bardeau, on écrirait un roman de moeurs provinciales, mais il serait monotone. »
Jules Renard, « Mademoiselle Olympe »,
in « Le Vigneron dans sa vigne ».
Vous doutez, Honorine ?
« Croyez-vous en Dieu, Honorine, autant que si vous étiez jeune ?
– Autant, dit-elle, mais je l’aime moins.
– Ah ! qu’est-ce que vous lui reprochez ?
– Deux injustices que je ne m’explique pas. Je lui pardonne le reste, mais d’abord pourquoi permet-il que le mauvais temps abîme les récoltes ? Pourquoi nous ôte-t-il le lendemain ce qu’il nous a donné la veille ? Il vient de me reprendre les cerises de mon jardin. Il me les a grillées avec son soleil. Puisqu’il est le bon Dieu, pourquoi s’amuse-t-il à nous jouer des farces ?
– Peut-être qu’il n’existe pas ?
– Ma foi, on le dirait.
– Vous doutez, Honorine ?
– Je ne doute pas, je regrette mes cerises. »
J. Renard, « Honorine », in « Le Vigneron dans sa vigne ».
14
1974 Aix-en-Provence > 1977 Lambesc > 1984 Cabriès > 1992 Versailles > 1993 Rouen rue Ste Croix des P. > 1995 Rouen rue D. Blanche > 1996 Rouen rue St. Nicolas > 1998 Paris rue Polonceau > 1999 Paris rue Ernestine > 2000 Grand Baie > 2001 Maisons-Alfort > 2003 Rouen rue de Buffon > 2006 Châlons-en-Champagne av. Sarrail > 2008 Châlons-en-Champagne bd. H. Faure > 2010 Saint Memmie. 35 ans, 14 déménagements.
Gonna Die
« Gonna Die », improvisation enregistrée le 13 février 2010.
Ben : basse et voix
Céline : voix
Grégory : synthé
D’après nature
« Je n’écris que d’après nature et j’essuie mes plumes sur un caniche vivant. »
Jules Renard.
Vaporisme
Musique : Ben, Céline et Grégory
Paroles : Léo d’Arkaï
Voix : Céline et Grégory
Guitare, basse, percussions, flûte, ambiance : Ben
VAPORISME (Léo d’Arkaï)
Je suis tout imprégné d’un arôme subtil !
Il grise mon cerveau d’une odorante ivresse…
Ma chambre est une fleur : il en est le pistil
Qui se darde sur moi, me tâte et me caresse.
Je suis tout imprégné d’un arôme subtil !
Vague et voluptueux — je sens qu’il m’enveloppe :
Pourtant… aucun flacon n’est ouvert… D’où vient-il ?
De Jenna grande-dame ou de Jenna-salope ?
Je suis tout imprégné d’un arôme subtil !
Je vous reconnais : forte odeur de ma maîtresse
Et souffle délicat que je hume en Avril :
C’est vous ! Dans le zéphir c’est l’odeur de sa tresse.
La chère pense à moi : — Dieu parfumeur subtil
Lui fait dénouer ses cheveux — La brise passe
Et s’envole vers moi. : — Par cet étrange fil
Nos pensers sont unis au travers de l’espace.

